![]() |
![]() |
![]() |
||||||||||
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
|
|||||||||||
| LE COMPAGNONNAGE | GEORGE SAND | ET LISE ? | ||||||||||||
|
Premier
évènement du bicentenaire de la naissance dAgricol
Perdiguier : l'exposition que consacre Cécile
Attalin à son ancêtre, > EN SAVOIR PLUS SUR CETTE EXPOSITION Les textes ci-dessous, qui résultent du travail réalisé pour cette exposition, seront illustrés prochainement. | ET LISE DANS CETTE HISTOIRE ?
«
Il est très peu de dames du grand monde, élevées
avec grand soin et à grands frais qui naient
autant de jugement, Lettre de George Sand à Agricol Perdiguier, 7 septembre 1840
En 1836, Agricol Perdiguier épousait Lise Marcel, une jeune couturière dont le père était charretier. Qui était-elle ? Perdiguier ne nous a laissé aucun renseignement sur sa jolie épouse. Les historiens non plus. Nous la connaissons uniquement grâce à la correspondance quelle échangeait avec Perdiguier et George Sand. Lise est née le 4 janvier 1810, à Paris. Elle était couturière et épousa Perdiguier le 15 octobre 1838. Elle lui donna quatre filles. De 1852 à 1855, Lise fut confrontée à la nécessité dassurer la survie de sa famille détruite par le départ en exil de Perdiguier. Elle géra seule et avec courage leur garni appelé lHôtel des travailleurs, qui comptait 76 lits. Lise était également une républicaine active qui joua un rôle dans le réseau politique de lépoque. Elle sintéressait à la politique, lisait les journaux, discutait de lactualité avec intelligence, écrivait dun style net et naturel. Pendant lexil de Perdiguier et de ses amis républicains, elle joua le rôle dintermédiaire en France, faisant résistance de lintérieur. Elle fit jouer ses relations pour faire rentrer Perdiguier dexil. Par le biais de George Sand, elle obtint de Louis Napoléon Bonaparte la grâce de plusieurs condamnés à mort. Personnage obscur, oublié par lhistoire, Lise fréquentait les plus célèbres femmes de lépoque : George Sand qui lui confiait ses travaux daiguille pour avoir le plaisir de lavoir plus souvent à ses côtés ; Pauline Rolland, Eléonore Blanc, fille spirituelle de Flora Tristan et lune des plus sincères amies de Lise ; Stéphanie Geoffroy Saint Hilaire, la fille de Geoffroy Saint Hilaire, ami de Cuvier et Jussieu ; Marie dAgoult alias Daniel Stern, le célèbre écrivain. Lise jalousait la réputation de son mari. Portant à bout de bras les affaires politiques de Perdiguier, rendant service aux prisonniers détat qui ne pouvaient pas faire leurs affaires eux-mêmes, elle vivait dans lombre des républicains. Elle aurait voulu une reconnaissance. Cependant fidèle au rôle traditionnel de « bonne épouse », catholique pratiquante, elle ne se plaignait pas, ne se confiait pas. Elle se dévoua corps et âme à son mari jusquà en tomber malade de contrariété. Elle finit par accepter de le suivre dans lexil, résolu à abandonner ses parents quelle aimait tant. Mais heureusement pour Lise, le projet naboutit pas, Perdiguier revint en France. Lise finit sa vie dans un dénouement extrême. Remplie damertume envers le Compagnonnage auquel Perdiguier avait sacrifié sa fortune personnelle et sa santé, elle refusait de recevoir chez elle les Compagnons. |
||||||||||||
| |
||||||||||||
| © Copyright 2004 Cécile Attalin & Jean-Michel Mathonière - Tous droits réservés. Informations légales du site | ||||||||||||