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| LE COMPAGNONNAGE | GEORGE SAND | ET LISE ? | ||||||||||||
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Premier
évènement du bicentenaire de la naissance dAgricol
Perdiguier : l'exposition que consacre Cécile
Attalin à son ancêtre, > EN SAVOIR PLUS SUR CETTE EXPOSITION Les textes ci-dessous, qui résultent du travail réalisé pour cette exposition, seront illustrés prochainement. | 1840-1873 : L'AMITIÉ AVEC GEORGE SAND « Croyez bien que malgré le temps et léloignement, mon cur vous est resté fidèle et sincèrement attaché. » George Sand, Nohant, 25 décembre 1857
La rencontre de George Sand et de Perdiguier remonte à 1840. En 1839, Perdiguier publiait le Livre du Compagnonnage qui lui attira la sympathie de personnalités littéraires, notamment de George Sand. À cette époque un engouement soudain apparaît pour les ouvriers-poètes, cest le début du socialisme, les questions sociales sont à lhonneur et la « classe ouvrière » commence à prendre conscience de sa force. George Sand fut curieuse de connaître lauteur dun ouvrage si fraternel qui exhortait à la concorde et à lunion les Compagnons des différents devoirs et leur conseillait de sinstruire. Cette rencontre marqua le début dune longue amitié. George Sand était persuadée que la « vertueuse entreprise » de Perdiguier porterait ses fruits. Elle finança donc son second tour de France dans le but de propager ses idées de fraternité. Pour seconder son action, elle écrivit Le Compagnon du Tour de France, dont le héros Pierre Huguenin nest autre que Perdiguier lui-même. Cest lui qui la renseigna sur lhistoire du Compagnonnage, les différentes sociétés et leurs usages. George Sand devint amie avec la femme de Perdiguier, Lise. Lamitié de George Sand fut pour Perdiguier le plus réconfortant des soutiens car leur mutuelle fidélité ne se démentit pas. Leur correspondance en fait foi, elle sétend sur plus de trente ans, de mai 1840 à octobre 1872. Avec la plus grande simplicité, Sand parle de Consuelo, son « interminable roman », des travaux de menuisier de Perdiguier ; elle lui commande aussi à loccasion des meubles. Nous avons vu que cétait le Compagnonnage qui avait fait se rencontrer Sand et Perdiguier. Peu à peu, Sand va évoluer vers une nouvelle foi démocratique et va entraîner avec elle Perdiguier vers une nouvelle mission : « Cest dans le peuple et dans la classe ouvrière surtout quest lavenir du monde. Vous en avez la foi et moi aussi » (Lettre de George Sand, 20 septembre 1840). Elle lintroduisit dans les salons de ses riches amis de laristocratie parisienne qui se disputaient le menuisier-écrivain et sa femme, la couturière. Après le coup dÉtat de 1851, Perdiguier, exilé, connut des soucis financiers. Il sadressa à Sand au nom dun éditeur suisse, M. Collier, lui proposant décrire une série duvres mi-historiques, mi-romanesques sous le titre : Les Amants illustres. La quantité de travail à fournir, ne serait-ce que pour réunir la documentation nécessaire, était énorme. George Sand écrivit Evenor et Leucippe (1855), roman qui fut le seul de la série et commencé surtout dans le but de donner à Perdiguier la possibilité de toucher un peu dargent de léditeur. Au retour de Perdiguier en 1855, léchange pris un autre ton. Perdiguier sera dépassé par les événements et George Sand ne lui écrira plus que pour adoucir les déceptions du « vieux lutteur qui ne veut pas renoncer, alors même quil sent son rêve lui échapper » (Briquet)
Pour en savoir plus sur George Sand, le site de l'Association des Amis de George Sand : www.amisdegeorgesand.info |
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