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| LE COMPAGNONNAGE | GEORGE SAND | ET LISE ? | ||||||||||||
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Premier
évènement du bicentenaire de la naissance dAgricol
Perdiguier : l'exposition que consacre Cécile
Attalin à son ancêtre, > EN SAVOIR PLUS SUR CETTE EXPOSITION Les textes ci-dessous, qui résultent du travail réalisé pour cette exposition, seront illustrés prochainement. | LE COMPAGNONNAGE : QUELQUES REPÈRES
«
Notre Devoir, je vous le dis, mes frères,
Extrait dune chanson de Victor-Bernard
Sciandro, Si les légendes associent généralement la naissance du Compagnonnage à la construction du temple de Jérusalem, sous le règne de Salomon, ce nest cependant quà partir du milieu du XVIe siècle que des sources documentaires attestent avec certitude de son existence en France. Il est toutefois admis par les historiens que le Compagnonnage plonge effectivement une partie de ses racines dans le formidable élan bâtisseur du Moyen Âge et dans les traditions médiévales. Jusquà la fin de lAncien Régime, les sociétés compagnonniques saffirment le plus souvent comme étant lorgane par excellence de la solidarité ouvrière, en assurant notamment lembauche des ouvriers itinérants auprès des patrons les plus avantageux, nhésitant pas à mettre des ateliers ou même des villes entières en interdit pour imposer de meilleures conditions salariales. Héritiers de létat desprit fraternel des communautés de métiers primitives, les compagnonnages opposent à limmobilisme devenu despotique des corporations urbaines, dont lautorité ne sétend cependant pas au-delà des faubourgs de telle ou telle cité, le réseau continuellement mouvant et dynamique du « tour de France ». Mais selon les métiers, les époques et les régions, cette tension inéluctable a pu prendre des formes très variées, quelquefois fructueuses certains maîtres envoyant leurs fils parfaire leurs connaissances sur le tour de France avant de revenir prendre leur succession , souvent houleuses à cause des salaires et des horaires de travail et même quelquefois dramatiques, les compagnonnages sentre-déchirant au profit du patronat. Ainsi, si les compagnonnages des menuisiers ont été parmi les plus actifs au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, ils furent aussi très souvent pourchassés par les autorités civiles à cause des troubles quasi incessants à lordre public quils engendraient, tantôt pour obtenir des maîtres des corporations de meilleurs salaires, tantôt entre eux, les uns étant qualifiés de Compagnons « du Devoir », les autres de Compagnons « non du Devoir » ou « Gavots », ou encore, plus tard, de « Compagnons du Devoir de Liberté ». On a longtemps cru que la raison de cette scission en deux corps aussi hostiles était à lorigine confessionnelle les Devoirants étant de farouches catholiques, il fallait bien que les Gavots eussent pour le moins de la sympathie pour le Protestantisme ! , mais les recherches actuelles incitent à avancer dautres hypothèses, plus nuancées, où le facteur religieux nest pas seul en cause et où il est recentré sur les remous de la Contre-Réforme. Le XVIIIe siècle marque probablement la véritable apogée du mouvement compagnonnique, du moins dans les professions liées au Bâtiment et à lAmeublement, tant on construit et on meuble de demeures luxueuses dans tout le Royaume. Labolition des corporations en 1791 entraîne ipso facto celle des sociétés compagnonniques, dautant que ces dernières ne disposaient même pas dun quelconque statut juridique. De fait, la plupart des sociétés compagnonniques sortiront très affaiblies de la tourmente révolutionnaire, puis des longues guerres du Premier Empire. La Restauration sera le dernier Âge dOr des compagnonnages : en même temps quelle marque un déclin social et lentrée de plain-pied dans lère industrielle, cette période incite justement le monde ouvrier à lunion. La situation est dailleurs assez paradoxale : si de nouvelles sociétés compagnonniques se créent malgré lenvahissement du machinisme, les vieilles querelles ne cessent daffaiblir le mouvement, le préparant à presque succomber, faute defficacité sociale, lorsque finalement les caisses de retraites mutuelles puis les syndicats ouvriers seront autorisés. Lhistoire des compagnonnages durant la seconde moitié du XIXe siècle est celle dun lent déclin. Le chemin de fer, à la réalisation duquel de nombreux Compagnons ont prêté leurs talents, sonne non seulement le glas de certaines traditions lentement mûries sur le tour de France, mais il accroît aussi une problématique toujours actuelle : lirruption massive dans les grands centres urbains dune main-duvre moins chère, provinciale tout dabord, puis étrangère. Malgré tout, les sociétés compagnonniques sont parvenues durant le XXe siècle à démentir la prochaine extinction que leur prédisait, en 1901, lun des premiers historiens du Compagnonnage, Étienne Martin Saint-Léon. En ce début de XXIe siècle, elles sont toujours porteuses davenir.
Pour en savoir plus sur le Compagnonnage : (à
partir de ce site en cours de développement, accès
simplifié aux pages perso de Jean-Michel Mathonière,
classées au Top 10 des Pages Perso Wanadoo 2003) |
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