1805 | 1824 | 1826 | 1840 | 1845 | 1848 | 1852 | 1855 | 1875

Premier évènement du bicentenaire de la naissance d’Agricol Perdiguier  : l'exposition que consacre Cécile Attalin à son ancêtre,
du 5 au 18 avril 2004 à la Mairie du 4e arrondissement de Paris
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> EN SAVOIR PLUS SUR CETTE EXPOSITION

Les textes ci-dessous, qui résultent du travail réalisé pour cette exposition, seront illustrés prochainement.


| BRÈVE BIOGRAPHIE POUR SERVIR D'INTRODUCTION

« De toute vie politique, il doit se dégager une leçon pour le peuple comme pour l’histoire,
parfois même une grande leçon. La vie d’Agricol Perdiguier contient un véritable enseignement. »

Extrait du discours prononcé par M. Coulondre
lors de l’inauguration du monument à Agricol Perdiguier, le 17 janvier 1904

 

Agricol Perdiguier est né le 3 décembre 1805, à Morières (Vaucluse), bourg situé à sept kilomètres d’Avignon.

Septième enfant de Pierre Perdiguier, menuisier et cultivateur à Morières et de Catherine Gounin, couturière, Agricol embrassa le métier de son père. Sur son tour de France, il fut reçu Compagnon du Devoir de Liberté sous le nom d’Avignonnais-la-Vertu. Malgré le temps que lui prenait son travail, il voulut s’instruire et étudia le dessin et la littérature en lisant les grands auteurs classiques. D’esprit ouvert et curieux, il partit pour Paris en 1829, conscient que seule la capitale pourrait lui offrir les conditions favorables pour se former. C’est là qu’il s’installa et travailla de son métier. Dix ans plus tard, en 1839, il publia le Compagnonnage, La Rencontre des deux frères, ainsi que le Livre du Compagnonnage. Ces publications, traitant d’un sujet qui parut absolument nouveau et qui établissaient les principes de l’association, valurent des persécutions à son auteur.

Mais en 1848, il reçut la récompense de ses efforts et fut élu représentant du peuple à la fois à Paris et dans le Vaucluse. Il opta pour Paris. Réélu à la Législative, il vota constamment avec la gauche extrême, siégeant à la Montagne comme député ouvrier. Chateaubriand, Lamennais, Béranger, Lamartine, Louis Blanc, encouragèrent ses efforts. George Sand écrivit à son intention un de ses plus jolis romans : Le Compagnon du Tour de France. Il fut exilé en Belgique, à la suite du coup d’État du 2 décembre 1851, puis passa rapidement en Suisse. C’est là qu’il acheva d’écrire son célèbre livre, Mémoires d’un Compagnon, qu’il avait commencé à Anvers. En 1855, Agricol Perdiguier rentra en France, se ralliant à l’Empire, sans cependant abdiquer ses principes socialistes. Il entreprit un petit commerce de librairie, au faubourg Saint-Antoine, tout en continuant de publier divers ouvrages et brochures, toujours sur la question compagnonnique.

Agricol Perdiguier mourut à Paris, frappé d’une congestion cérébrale, le 26 mars 1875.

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